La presse fait état de la disparition progressive des examens de Noël. Ils permettent, selon moi, à chaque élève de faire le bilan à mi-parcours. J'ai donc demandé à la Ministre sa position sur le sujet.

examens

Madame la Ministre, la suppression progressive des examens de Noël fait débat. Je souhaite avoir une discussion à ce sujet avec vous en séance plénière.

La circulaire n° 7012 «L’évaluation des études dans l’enseignement secondaire de plein exercice organisé par la Communauté française – Bulletins – Conseils de classe» du 28 février 2019 donne clairement une certaine autonomie aux directeurs d’école pour organiser les examens de décembre, juin et septembre. Je tiens d’abord à préciser que je suis tout à fait favorable à ce principe d’autonomie.

Cela dit, pourquoi supprimer les examens du mois de décembre? Une telle suppression permettrait d’étudier plus de matières et d’améliorer l’apprentissage des savoirs de base dans les classes. Je peux également comprendre ce constat. En effet, avec du recul, force est de constater qu’il y a des bulletins pour les congés de Toussaint, puis viennent les examens du mois de décembre. Si je fais la part du temps consacré aux révisions, je constate que les savoirs de base complémentaires à évaluer avant Noël ne sont pas très nombreux.

Le groupe MR et moi-même sommes favorables aux évaluations. Si celles-ci n’avaient lieu qu’en juin, il n’y aurait, bien sûr, pas de souci pour les bons élèves. En revanche, l’évaluation des élèves en décembre permet de faire de la remédiation de janvier à juin et de prêter attention à ceux qui ont des difficultés. Cette remédiation est importante!

Je propose une piste de réflexion: pourquoi ne pas avoir, en décembre, des examens que sur certaines matières de base?

Par ailleurs, certaines écoles n’organisent plus à l’heure actuelle des examens de fin d’année. Avez-vous eu des contacts avec ces établissements? Ces écoles ont-elles évalué les effets positifs ou négatifs de cette suppression? Je voudrais avoir un débat approfondi à ce sujet, le but étant, bien sûr, que les savoirs de base soient étudiés et évalués, que les enfants soient accompagnés et que l’autonomie des directions d’école soit préservée. 

La réponse de la ministre en séance plénière, la voici