La Covid a modifié certaines habitudes des travailleurs, notamment en ce qui concerne le télétravail. Désormais autorisé jusqu’à trois jours par semaine pour les fonctions le permettant, cela engendre inévitablement une baisse de fréquentation des bureaux des services publics. Or, le patrimoine immobilier représente un coût non négligeable pour la Wallonie et une rationalisation des espaces de bureaux permettrait de contribuer à une gestion saine des deniers publics. 

Madame la Ministre dispose-t-elle d’un cadastre des bureaux des services publics wallons et de leur utilisation? Une ventilation est-elle disponible par DGO? Une rationalisation des bureaux est-elle à l’ordre du jour? La région est-elle propriétaire des bâtiments qu’elle occupe?

La réponse de la Ministre

Les résultats de l’enquête sur la fréquentation réelle des bureaux suite au télétravail

La Covid-19 a profondément transformé nos modes de fonctionnement et le télétravail occupe désormais une place importante dans l’organisation du travail. Si celui-ci a effectivement entraîné une réduction du taux d'occupation des bureaux (occupation moyenne de maximum 30 %), il n'a pas pour autant mis fin à l'ère des espaces de travail traditionnels qui participent encore au sentiment d’appartenance des agents. C’est donc un modèle hybride qui nécessite certaines adaptations, une optimalisation de l’utilisation et une réflexion indispensable sur la mise en place de « flex desks » ou « bureaux partagés ».

A cet égard, il y a quelques mois, vous avez sollicité une enquête sur la fréquentation réelle des bureaux dans les grands bâtiments. Madame la Ministre peut-elle me communiquer les résultats de cette enquête?

Selon une estimation de votre administration, grâce aux bureaux partagés, il serait possible de passer d’un bureau par agent à deux bureaux pour trois agents pour les futures occupations. Une rationalisation des bureaux est donc bien à l’ordre du jour afin de contribuer à une gestion saine des deniers publics mais également afin de réaliser des économies d’échelles que ce soit en matière d’entretien, de maintenance des installations, de consommation énergétique, de frais divers, ... Je soutiens totalement Madame la Ministre dans cette voie. Le modèle du bureau traditionnel doit évoluer vers plus de flexibilité, s'écartant de l'utilisation exclusive et fixe des bureaux pour s'orienter vers des formats hybrides et modulables.

Qu’en est-il de la stratégie immobilière du Service Public de Wallonie (SPW)? Sera-t-elle revue et actualisée? Dans l’affirmative, à quelle échéance?

La réponse de la Ministre