Les animations de Gaïa dans les écoles ont été visées dans une question parlementaire de Caroline Cassart

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(c) Gaïa

Dans une question parlementaire adressée à la ministre de l’Enseignement Caroline Désir, Caroline Cassart, députée MR s’interroge sur le contenu des animations données par l’association. “J’ai reçu des témoignages de parents qui racontent que leurs enfants sont rentrés de l’école en disant qu’ils ne voulaient plus jamais manger de viande. Ce n’est pas acceptable” , explique la députée Caroline Cassart.

“Les enfants doivent recevoir des informations correctes et selon moi, Gaïa n’est pas l’interlocuteur le plus objectif pour parler d’élevage et de bien-être animal. Quand une école invite Gaïa pour donner une animation, il faudrait que des représentants du monde rural puissent aussi se faire entendre” , précise-t-elle.

En 2018, une enquête au sujet de Gaïa a été menée par le Service général de l’inspection de l’enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles à la suite des plaintes visant un dossier pédagogique réalisé par l’association.

L’inspection a entendu des écoles de l’enseignement fondamental et secondaire ayant bénéficié d’une animation organisée par Gaïa et a conclu à “l’absence de portée pédagogique du dossier qui accompagnait l’animation, ce dernier ne présentant ni démarche scientifique, ni questionnement, et encore moins de stratégie d’apprentissage” , indique la ministre de l’Enseignement Caroline Désir dans sa réponse à la question de Caroline Cassart.

“Il a aussi été conclu que le contenu des animations semblait lui rencontrer l’objectif visé, à savoir la sensibilisation au bien-être animal”, précise-t-elle également.

L’année passée, les animations de Gaïa ont touché près de 15 000 élèves de primaire et de secondaire.

Jean Gaultier, éducateur pour Gaïa, se défend de toute publicité pour un régime alimentaire sans viande. “On n’est pas là pour dire aux élèves comment ils doivent se nourrir. On parle évidemment du végétarianisme mais ce n’est pas prescriptif. On fait très attention aussi à ne pas montrer d’images choquantes aux enfants. Notre but est avant tout de les sensibiliser au bien-être animal et de leur faire comprendre que les animaux sont des êtres sensibles qui méritent notre empathie. La plupart de nos animations n’abordent même pas le thème de l’élevage.”

Article à lire dans La Dernière Heure le 13 novembre 2019