L'invasion de la pyrale du buis est un fléau pour bon nombre de particuliers et d'horticulteurs. Y aura-t-il une action régionale?

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Voilà quelques années qu’un papillon nocturne venu d’Asie, la pyrale du buis, envahit la Belgique et détruit nos buis en se nourrissant de ses feuilles et de son écorce. Dès le printemps et jusqu’en novembre, son cycle de reproduction – plus de trois fois sur la saison – se mettra en route, de nombreuses chenilles vertes et noires verront le jour et menaceront à nouveau les rares buis qui ont été épargnés l’année passée, ou les nouveaux qui ont été plantés.

 

Comme vous le savez peut-être déjà, éradiquer la pyrale est très compliqué : tout d’abord parce qu’elle pond une grande quantité d’œufs qui éclosent sur plusieurs jours, qu’il n’existe pas d’oiseau prédateur qui les élimine naturellement, parce qu’elle se protège par des fils de soie au cœur de la plante et qu’elle est assez tenace à la pulvérisation de produits bios. Le piège à phéromone est une des solutions proposées par les professionnels mais le traitement coûte assez cher et peut sembler complexe à mettre en œuvre pour un novice en la matière. La seule solution semble être l’arrachage et la destruction pure et simple du buis touché pour éviter la propagation, mais ce n’est pas une solution à long terme.

 

Madame la Ministre, la propagation de la pyrale du buis en région wallonne fait-elle l’objet d’un suivi particulier ? Quelles sont les mesures qui ont été ou pourraient être prises pour aider les professionnels et les privés dans cette lutte contre la pyrale ?  Plus largement, votre administration s’est-elle penchée sur cette invasion, une étude a-t-elle été faite auprès de chercheurs pour trouver une solution à ce problème ?  La commercialisation de traitements plus efficaces est-elle envisagée ?

Voici la réponse de la Ministre