La crise sanitaire a cause un retard inquiétant dans le dépistage des cancers. Les chiffres le montrent déjà aux Pays-Bas et en France. Et en Belgique?

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Aux Pays-Bas, on a observé une diminution de 25 % du nombre de cancer lors du confinement. En France, on redoute 5.000 à 10.000 morts supplémentaires suite au manque de dépistage et au retard de traitement liés au Covid-19. Devons-nous craindre une situation similaire en Belgique? Il semblerait malheureusement que la réponse soit positive.

En effet, des oncologues et des laboratoires ont confirmé avoir reçu très peu de nouveaux patients. Or, 11.000 diagnostics de cancer auraient dû être posés durant les deux mois de confinement. Cela aura des conséquences à court, moyen et long terme sur la santé. Concrètement, ce retard va nous confronter à des cancers plus développés et pourrait avoir un impact négatif sur le traitement qui sera plus lourd et, surtout, sur les chances de réussite de celui-ci.

Madame la Ministre, je suppose que vous êtes consciente de la situation et des problèmes qui en découlent déjà ou en découleront à très court terme. Qu'avez-vous mis en place au niveau de la Wallonie? A l'instar de nos voisins français ou néerlandais, quand disposerons-nous de chiffres fiables? Dans une réflexion à plus long terme, est-il prévu d'étudier l'impact de la pandémie sur le retard dans le dépistage de certains cancers et, in fine, sur le pronostic vital des patients? Une concertation intra-belge sur le sujet serait sans doute intéressante. Qu'en est-il réellement? Est-elle prévue?

La réponse de la Ministre