Commune par commune, voici où le nombre de permis de bâtir octroyé a le plus augmenté en 20 ans. Si dans certaines entités rurales les chiffres explosent, dans les villes c’est tout l’inverse. Certaines localités délivrent aussi plus de permis de rénovations qu’avant. Ouffet est l'une d'entre elles.

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Dans une Wallonie en pleine crise du logement, certains se battent pour avoir l’accès à un logement « digne et abordable ». Pour ceux qui souhaitent faire construire leur logement ou le rénover, la première étape pour avoir accès à leur bien, c’est le permis d’urbanisme ! Statbel, l’institut national de statistique de Belgique, a donné les derniers chiffres à propos des octrois de permis de construire et de rénover pour des bâtiments résidentiels, voici ce que cela donne dans les 31 communes de Huy-Waremme.

Lorsqu’on analyse les chiffres de 2024, et ceux de 2004, vingt ans en arrière, on observe quelques différences. La plus flagrante, c’est à Ouffet qu’on la retrouve. Le nombre de permis de bâtir pour des bâtiments résidentiels a en effet fait un bond de 212 %, passant de 8 en 2004, à 25 en 2024.

Qu’est-ce qui pourrait expliquer cette augmentation ? Pour la bourgmestre, l’attractivité de la commune n’y est pas pour rien. « Ouffet est vraiment central par rapport au Condroz, c’est proche de beaucoup d’axes routiers importants si les gens travaillent loin », explique Caroline Cassart. « Il y a des écoles dans les trois réseaux, tous les services communaux et aussi tous les commerces. Il y a tout pour être bien à Ouffet », nous assure-t-elle.

La commune reste cependant très attentive. « On est très exigeant en ce qui concerne la qualité des nouvelles constructions. Il faut de très bon PEB et une citerne à eau de pluie », souligne la bourgmestre d’Ouffet.

Le classement est complété par les communes de Marchin (+69 %), Verlaine (+36 %), Saint-Georges (+27 %) et Donceel (+14 %). Ces communes ont toutes comme point commun le fait d’être une entité rurale, mais proche d’un axe routier transversal.

À l’inverse, c’est à Geer que le nombre de permis octroyé chut le plus, en passant de 28 en 2004 à 6 en 2024 (-78 %). Suivent ensuite Faimes, Waremme et Oreye. Cela ne signifie pas qu’il n’y a pas de nouveaux logements, mais que le nombre de nouvelles constructions augmente de manière beaucoup plus mesurée. Certaines de ces nouvelles constructions étant des immeubles à appartement, le nombre de logements peut augmenter plus vite que le nombre de nouvelles bâtisses.

De manière générale, dans les trois villes de l’arrondissement, il y a moins de nouvelles constructions, le nombre de permis octroyés chute de 60 % à Huy, 67 % à Waremme et 37 % à Hannut.

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