Trouver une place en crèche ou auprès d’une accueillante d’enfant, c’est le parcours du combattant. Pourtant, la situation s’améliore sur Huy-Waremme, même si un enfant sur deux restera sur le carreau. Explications. Article publié dans l'Avenir Huy-Waremme.

Plus que quelques semaines à attendre, et Aurélie et son compagnon accueilleront bébé dont la naissance est prévue en janvier. Mais là, la Hannutoise cherche désespérément une place en milieu d’accueil pour son petit à naître. Difficile? Oui clairement. " C’est très simple, il n’y a de place nulle part avant novembre 2026 alors que je regarde depuis juillet , explique la jeune femme. J’ai déjà contacté au moins 40 lieux d’accueil et c’est partout pareil." Elle travaille à Wasseiges et son compagnon à Remicourt. La future maman ratisse large mais sans succès.

Trouver un lieu d’accueil pour son enfant reste problématique. L’Ouffetoise Caroline Cassart s’est intéressée à la problématique, avec sa casquette de députée régionale. "Je me suis toujours fortement intéressée à la matière, déjà lors de la dernière législature , explique-t-elle. Il est important d’avoir un bon taux de couverture." Un taux de couverture? C’est le rapport entre le nombre de places disponibles en crèche et chez les accueillantes d’enfant et le nombre d’enfants de moins de deux ans et demi, âge de rentrée à l’école maternelle.

Le plan Equilibre en 2026

La députée wallonne MR a ainsi interpellé la ministre Valérie Lescrenier en charge de la Petite enfance afin d’avoir une vue sur l’évolution de cette donnée. En Fédération Wallonie-Bruxelles, le taux de couverture était de 37% en 2022, soit 37 places pour 100 enfants. En 2024, la moyenne wallonne est de 38,3%. Tiens, et sur les 31 communes de l’arrondissement de Huy-Waremme? Le taux de couverture global atteint 41,66% en 2024, il était de 41,39% en 2022. Soit au-dessus de la moyenne wallonne.

Quand on regarde les pourcentages d’un peu plus près, on remarque que 20 communes enregistrent une amélioration depuis 2022. N’empêche, près d’un enfant sur deux n’a toujours pas de place d’accueil, "ce qui reste interpellant et appelle à renforcer l’offre là où la demande est la plus forte", analyse l’Ouffetoise. Avoir une place d’accueil, ce n’est pas un luxe pour Caroline Cassart. "C’est essentiel pour le développement des enfants mais aussi pour permettre aux parents de travailler sereinement." Elle compte ainsi rester attentive à l’évolution des chiffres, d’autant plus que la ministre Lescrenier a évoqué le plan Equilibre. Une programmation sera ainsi lancée dès 2026 pour la création de nouvelles places.

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