Conserver une rémunération et prendre congé quand un enfant arrive dans la famille : c’est prévu pour tout le monde, sauf pour les femmes qui exercent un mandat dans un collège communal. Ça pourrait changer. Paru dans l'Avenir Huy-Waremme

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On a déjà évoqué à plusieurs reprises ce trou dans la raquette législative : une bourgmestre, une échevine ne peut pas être rémunérée lors de son congé de maternité. Ce n’est tout simplement pas prévu.

Une proposition de décret déposée notamment par les députées Caroline Cassart (MR) et Sophie Fafchamps (Les Engagés) sera soumise à de nouveaux échanges en commission des Pouvoirs locaux ce lundi.

Le texte élargit par ailleurs le périmètre de sa future application, histoire de coller un peu mieux à la société de 2026.

Un bébé sous le bras

Concrètement, il s’agit de garantir le maintien du traitement de bourgmestre ou échevine lorsqu’ils prennent un congé de maternité, de naissance, d’adoption ou encore s’ils accueillent un enfant dans le cadre d’un placement familial reconnu”, explique Caroline Cassart.

Cette situation de vide juridique, Sophie Fafchamps l’a vécue en direct il y a quelques années : “En décembre 2018, je prête serment comme échevine (NDLR : à Fléron). En septembre 2019, je mets ma fille au monde. Et je n’ai pas droit au congé de maternité”. Enfin si, mais avec zéro euro. “Donc, j’ai travaillé avec mon nouveau-né. Les gens se souviennent que j’allais partout avec elle. Déjà à l’époque, je m’étais dit que ce n’était pas normal.

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