Comment accompagner les agriculteurs dans la réduction des pesticides en zones de captage ?

tracteur paysage LDD_3.jpg

Monsieur le Ministre, j’ai lu attentivement votre article paru dans la presse la semaine passée, qui nous expliquait que le Gouvernement avait validé la trajectoire pour diminuer les pesticides dans ces zones de captage. On ne remet absolument pas en cause les faits et le souhait d’avoir une eau potable de qualité, c’est évidemment primordial. J’ai aussi une zone de captage rapprochée dans ma commune et j’ai toujours parlé de cette zone comme de l’or bleu. Nous ne remettons absolument pas cela en cause.

Vous avez avancé le timing de 2028-2032, c’est évidemment demain. C’est vrai que le secteur agricole a déjà fait pas mal d’efforts depuis des années et est assez réceptif par rapport aux changements, mais il faut se rendre compte que les modes culturales, cela se prépare, cela se modifie et cela ne s’improvise pas. Il faudra encore un peu de temps pour que les agriculteurs puissent s’adapter.

Le Gouvernement a aussi mis en place – vous l’avez dit dans votre article – des groupes de travail. Qui compose ces groupes de travail ? Quelle mission va leur être donnée ? C’est très bien, les syndicats, mais il faut aussi des agriculteurs dans ces groupes de travail afin d’avoir une expertise de terrain. Ces groupes de travail vont-ils élaborer des mesures afin que les acteurs puissent être accompagnés dans la diminution de ces pesticides dans ces zones de captage ? Je voudrais vous entendre par rapport à ces groupes de travail.

Monsieur le Ministre, vous savez ma proximité par rapport au monde agricole. C’est vrai que je suis interpellée par le secteur, par les agriculteurs qui me disent : « C’est toujours nous qui sommes incriminés. L’industrie, on n’en entend pas parler ». Je voudrais aussi vous entendre par rapport à cela.

Dans ce Gouvernement et le Gouvernement précédent, dans les zones de captage, je trouve que l’on n’a pas assez investi dans l’épuration des eaux. Je m’explique : vous avez des stations d’épuration individuelles et des stations d’épuration collectives qui pourraient être prioritaires dans ces zones de captage. C’est pour moi indispensable. Il y a l’agriculture, l’industrie, mais il y a aussi l’épuration des eaux. On ne doit pas toujours incriminer rien que le secteur agricole.

Avec 4 700 hectares en zone 2A et 7 100 hectares en zone 2B, ce sont beaucoup d’hectares. Il y a des pertes économiques, des pertes de revenus pour les agriculteurs, mais il y a aussi des pertes de foncier. C’est vrai que, quand un agriculteur achète une terre, il la paie en 20 ans. C’est évidemment beaucoup de temps et une perte sur le foncier.

Je terminerai en disant qu’il faut être attentif aussi à la délimitation des cartographies, mais je préciserai dans ma réplique afin de respecter le règlement.

La réponse du Ministre